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Nouvelle article

DAVID B. : 7 février – 29 mai 2016

Portraits de mon frère et du Roi du monde


David B. est l’un des fondateurs de L’Association, maison d’édition culte dans le paysage de la nouvelle bande dessinée française. Après des études d’arts appliqués, David B. publie ses premiers dessins dans différentes revues (À suivre, Chic, Circus...). Ses carnets de rêves, ou plutôt de cauchemars, publiés par L’Association, attirent alors l’attention. La puissance intrinsèque de son imagerie onirique est encore amplifiée par sa maîtrise du noir et blanc. Aujourd’hui, en une quinzaine d’années, il se retrouve à la tête d’une bibliographie déjà abondante, dont sa série emblématique et autobiographique L’Ascension du Haut Mal.

Une nouvelle série de soixante-douze dessins, exposés en vis-à-vis dans les combles du XVIIecœur de cette exposition. Trente-six portraits de son frère – un personnage
marqué par l’épilepsie, issu de sa biographie familiale, et dont L’Ascension du Haut Mal raconte l’histoire – feront face à trente-six portraits du Roi du Monde. Le Roi du Monde, titre d’un ouvrage de René Guénon, auteur ésotériste du début du XXel’existence d’un principe supérieur de gouvernement, devient chez David B. un personnage. Quant au chiffre 72, il fait écho au labyrinthe des grands récits et des figures qui peuplent son œuvre.  Ainsi du prophète voilé (Les chercheurs de trésors) lorsqu’il dit «  J’ai 72 visages et une armée d’ombres... »  ; ou de l’évocation par l’ami de Lauriano (Par les chemins noirs) des 72 noms du «  pays du Non-ou  »  : «  le septième climat, les soixante-douze univers, l’Ile verte, le Second Monde, l’Intermonde, l’Au-delà de la montagne, le Malakut inférieur, les Trois Cités, le Pays des Invisibles, le Pays d’Emeraude...  ».

Son histoire personnelle, mais aussi la grande Histoire, avec sa cohorte de guerres, façonnent l’univers de David B., bicéphale et gorgé de motifs totémiques sondant les rêves et tissant un récit. Tout semble commencer et s’achever avec la nuit dans l’œuvre de cet auteur qui concluait L’Ascension du Haut Mal par cette phrase  : «  Mon armure c’est la nuit  ».
Exposition coproduite avec le Pavillon Blanc, Médiathèque I Centre d’art de Colomiers

Publication d’un ouvrage par L’Association à l’occasion de l’exposition

Rencontre avec l’artiste le 6 février à 15h à la bibliothèque municipale

Conférence de Laurent Gerbier, maître de conférence en philosophie : «  les héros de la bataille des rêves. David B. et les puissances de la bande dessinée  » le 10 mars à 18h30

VIDYA GASTALDON : 19 juin – 25 septembre 2016

Les rescapés


Au tournant du millénaire, Vidya Gastaldon a entamé un travail de dessin, à la gouache et à l’aquarelle, frottant la délicatesse des couleurs et des nuances
à la noirceur ou à l’étrangeté des sujets, entre paysages fantasmés et cellules organiques. Elle a, depuis quelques années, étendu ses expérimentations, axées sur un détournement des techniques et des matières, au domaine de la peinture et déploie également ses mondes visionnaires dans l’espace où elle installe objets, meubles déguisés ou œuvres textiles. Son univers onirique et profus, passant du soleil éclatant à la nuit la plus noire, tout aussi somptueux qu’inquiétant, évoque l’art romantique et symboliste (les vapeurs de Turner, les tourbillons de Blake, les pastels féeriques d’Odilon Redon), puise à la source du surréalisme, se teinte d’accents psychédéliques.

Les œuvres ambivalentes de Vidya Gastaldon oscillent entre cauchemar et émerveillement, fin du monde et renaissance. Sans tabous, elles croisent les cultures, high and low, et les religions : textes sacrés de l’Inde, grandes œuvres littéraires, personnages de cartoons ou science-fiction. Ainsi son exposition sablaise, évoluant en milieu aquatique, convoquera-t-elle sans doute créatures et monstres marins (la baleine Moby Dick ou les mythologies de la sirène), apocalypses et climats impétueux. Ses images intemporelles et fantomatiques, chargées de mystère, jouent des effets de nappes et d’irisations, du hasard, de l’hybridation ou de l’apparition de motifs, de la bizarrerie d’une rencontre,
déroulant ainsi le fil d’histoires extraordinaires, ancrées dans un au-delà du réel propice à la révélation.

Parution du Cahier de l’Abbaye Sainte-Croix n° 131 à l’occasion de l’exposition

Visites guidées les 3, 10, 16, 24 et 28 juillet  ; 7, 11, 21 et 28 août à 15h


PASSAGES : 7 février – 29 mai 2016

Vers une abstraction habitée

Membres actifs de Support Surface ou affiliés aux expositions du groupe, Vincent Bioulès, Pierre Buraglio, Louis Cane et Christian Jaccard partagèrent un temps des problématiques communes. Questionnant la réalité physique et la matérialité de la peinture, ils remettent en question la forme traditionnelle du tableau ou explorent les voies d’une abstraction radicale. Toutefois, ni la logique de groupe ni une lecture strictement formaliste ne peut appréhender la complexité et l’évolution de ces cheminements abstraits.

Du début des années 1970 à l’aube de la décennie suivante, chaque parcours témoigne d’une évolution singulière. À travers leurs œuvres, l’expérience de l’abstraction se trouve habitée d’une présence. Celle du réel, du corps, de la figure, de la mémoire. Bien que restant en partie fidèles aux moyens formels originellement mis en place, ces peintres ouvrent leur pratique abstraite à l’illusion de profondeur, à la symbolique des couleurs, au sujet et à la résurgence d’éléments figuratifs. Une ouverture qui en partie s’opère par un dialogue fécond instauré avec l’histoire de la culture : de l’art primitif à l’art antique, de la Renaissance jusqu’aux fondements de la modernité.

L’exposition du Musée de l’Abbaye Sainte-Croix retrace la singularité de ces cheminements individuels. Passages  est une porte qui s’ouvre sur une histoire autre. Une histoire hybride, faite de vivant et de culture, de radicalité et de diversité, de symboles et de sens, d’avancées et de doutes, de ruptures et d’éternels retours : mouvements incessants par lesquels n’a de cesse de s’écrire la vie des formes.

Parution du Cahier de l’Abbaye Sainte-Croix n° 130 à l’occasion de l’exposition.

Visites guidées les 21 février, 13 mars, 17 avril et 22 mai à 15h

Conférence d’Amélie Adamo, commissaire scientifique de l’exposition  : « Tradition et avant-garde  : le rôle du musée imaginaire dans la peinture française au tournant des années 1980  » le 25 février à 18h30